Le conformisme nuit à la liberté intellectuelle
Par Patricia GOYENETCHE le jeudi 22 mai 2008, 09:38 - divers - Lien permanent
En créant ma plaquette commerciale, je me suis posée de nombreuses questions sur ce que je pouvais apporter de plus que mes concurrents. Mon point fort n'est pas reconnu par les professionnels car cela dérange. Je l'ai vu dans ma recherche d'emploi et cela se poursuit avec mon cabinet. Vais-je devoir arrêter ou faut-il persister dans cette démarche ? Et bien, j'ai choisi d'insister. En fait, ce n'est pas moi qui fait fausse route, et Normand Ballargeon renforce mon point de vue. Nous sommes tous manipuler par l'éducation qui nous impose un mode de pensée très orienté et des médias qui poursuivent en adaptant leur récit à ce qui est "socialement correct".
Normand Ballargeon est un professeur de philosophie de l'éducation québécoise qui a écrit un livre sur "le petit cours d'auto-défense intellectuelle". Dans cette ouvrage il évoque l'impact du "conformisme" sur notre mode de pensée. Ce qui est "socialement correct" domine ce qui est "humainement correct". Nous n'agissons plus en tant qu'individu unique, mais en tant qu'individu représentant un groupe social (national, religieux, ethnique, etc.). Aussi lorsque les médias commentent un fait divers, ils s'appuient avant tout sur ce qui va le plus attirer les membres du groupe, sans les froisser ou les contrariés. Il faut faire du chiffre, augmenter l'audimat, peu importe que l'on mente, personne ne s'en rendra compte. Et bien ils ont raison.
Cette méthode est aussi utilisée en entreprise, et bien que l'on s'en défende, bon nombre d'audit ou de politique d'entreprise sont pris dans un même esprit conformiste. Il faut faire passer une idée, mais il faut assurer l'emballage. Il faut répondre aux attentes du "socialement correct" et non proposer un service ou une idée en l'état. Il y a des articles sur des méthodes révolutionnaires en management par exemple, il en est de même dans de nombreux domaines, nul n'est épargné, où l'on traduit une performance par une méthode très bien réfléchie et prédictive de réussite. En fait, cette méthode est en fait vide de sens. Elle ne reprend que des actions que nous pratiquons déjà, avec des concepts plus pratique. Elle a simplement généralisé une performance. Tout le monde ne peut qu'adhérer à cela, puisqu'il le pratique déjà. Mais on lui a donné un nom et donc c'est "socialement correct" et cela valorise l'image de marque de la société.
Il est alors facile de comprendre dans un tel contexte, qu'un individu qui vient présenter un regard "anti-conformiste" de manière à apporter une réelle plus-value à l'entreprise s'expose à plus de refus. Il est vrai que le confort passe avant tout par la satisfaction de ce que l'on pense. Mais faut-il privilégier le confort personnel au détriment d'une amélioration réelle de sa performance ? C'est Grandes écoles qui apprennent à répondre à ce "socialement correcte" et à qui l'on enseigne la langue de bois, sont-elles vraiment les porteuses de performance et d'amélioration ?
Quand on a appris à voir cette "emprise invisible" il est impossible de faire marche arrière. Et si l'on préfère entendre des paroles vides de sens alors il ne faut pas pleurer de voir les autres réussir parce qu'ils ont pris des risques. Ils auront toujours de l'avance sur vous.






Commentaires
Tout à fait d'accord avec toi, les personnes qui réussissent sont souvent des personnes qui prennent des risques...et c'est dans tous les domaines comme ça! Après chacun sa façon de voir les choses, moi ce qui m'énerve c'est d'entendre des gens se plaindre, alors qu'il sont incapables de franchir la ligne. Celui qui se cantonne à un processus "correct" c'est a dire dans les moeurs, devrait se contenter de ce qu'il obtient. On n'atteind pas un objectif si on ne s'en donne pas les moyens (à moins d'un coup de chance)
Il y a des situations qui rendent cela impossible. Par exemple, Asch, un psychosociologue, a fait une étude sur le conformisme. Il présente à sujet une ligne de petite taille. Puis lui présente trois lignes de taille différente. Le sujet repère la correspondance et la note sur un papier. Avant de donner sa réponse, on l'associe à un groupe de 32 compères tous chargés de donner la même fausse réponse. Malgré le fait que le sujet avait la bonne réponse, il se plie à l'avis de la majorité et donne une mauvaise réponse. Cette étude est facilement observable dans la vie de tous les jours, y compris en entreprise.
Comme quoi, même si l'on a les moyens de réussir, il se peut que la situation nous conduise à un comportement et des capacités différentes.
Bonjour
Avec des études d'ingénieur j'étais de ceux qui pensais que la vérité était la vérité vrai et unique, la vérité Scientifique. Pour caricaturer, je ne comprenais pas que l'on ai pas accepté que la terre soit spérique au lieu de plate, qu'elle tourne autour du soleil au lieu du contraire, etc... A un de mes premiers cours de Sociologie à 47 ans je constate que dans tous les systèmes de pensées (politiques, ou publiques, etc... les gens, face aux évolutions de pensées, ou confrontations à de nouveaux évenements repondent en se référant aux normes du passé. Ces normes sont variables, elles peuvent étre des lois, des usages, des habitudes, etc... Ces normes s'appuient sur beaucoup de gens qui ont des usages avec ces normes. Quand on découvre quelque chose de nouveau, beaucoup de gens ne cherchent pas à comprendre, et si ils acceptent cette nouveauté, ce n'est que sur la partie marginale de ce qui les concerne. Donc pour faire connaitre cette nouveauté il faut se creer un groupe de gens OK, puis agir en se fortifiant, puis utiliser les modes de communications adaptés pour propager l'information là où c'est nécessaire. il faut faire du lobbing...
Le procés Outreau, les gens étaient reconnus coupables, car ceux qui le disaient étaient reconnus comme disant la vérité, même si c'était faux. Le Roundup est considéré comme bio dégradable par Mosanto qui sait trés bien que ce n'est pas le cas, l'amiante était considéré non toxique tant que le contraire n'avait pas été démontré, etc, etc..., L'aspartame à la chaleur se décompose en ?formaldéyde? et aurait entrainé des tas de morts dans l'opération tempète du desert (aspartame = substitut du sucre dans le coca - cola, et les palettes étaient restées au soleil) ...
La vérité n'est souvent que temporaire et pour un groupe de personnes donnnées...
le tabac si bon pour nos parents en 1940 45 et apporté en force pendant la guerre, etc
salut