Plan social catastrophique pour les militaires
Par Patricia GOYENETCHE le vendredi 20 juin 2008, 12:32 - à savoir - Lien permanent
Le livre blanc de la défense 2008 annonce le licenciement (oups départ à la retraite avancé et non renouvèlement de contrat) de près de 54 000 militaires en 6 ou 7 ans en plus des 31 000 flux annuel. Ce plan social touche à 25 % l'armée de l'air, à 17 % l'armée de terre et à 11 % la marine nationale, soit 16 % de l'effectif actuel hors gendarmerie.
De grands changements vont avoir lieu dont ceux liés à la nouvelle carte militaire.
L'organisation militaire est une entreprise à firme multiple. Il y a donc comme dans ce modèle une Direction centrale (Direction du personnel militaire - DPM pour chaque Armée) et chaque organisme possède sa propre structure de gestion des Ressources Humaines (les Chancelleries). Le livre blanc donne la politique stratégique de la défense. Les DPM vont alors développer des politiques afin d'atteindre les objectifs fixés. Voici en terme de gestion des ressources humaines les conséquences des décisions du nouveau livre blanc de la défense 2008.
Plan social
Loin des soucis très personnel des villes de garnison qui vont perdre leurs militaires au bénéfice d'une ville voisine, l'Armée va réaliser un plan social de 54 000 départs du système institutionnel. En 6 ans, les Direction des personnels militaires de chaque Armée devront mettre en place des politiques d'incitation aux départs des militaires plus important. Annuellement, 31000 départs sont comptabilisés avec une reconversion (paragraphe suivant). Les DPM devront mettre en place d'autres mesures pour inciter au départ les plus anciens en proposant des pécules (correspondant à des CDI), et de limiter le renouvèlement des contrats à durée déterminée (correspondant à des CDD).
La reconversion
Vous l'appelez "outplacement". C'est l'ensemble des moyens mis en oeuvre pour aider les militaires à retrouver une activité. Cette reconversion est assurée dès lors que le militaire effectue 4 années de service. Elle se présente sous diverses formes mais avec une structure de départ identique.
- session de bilan orientation ( que vous nommez bilan de compétence),
- formations pour les non-diplômés en priori,
- session de techniques de recherches d'emploi ou session d'accompagnement à l'emploi,
- période d'adaptation à l'entreprise.
La mobilité
Le nouveau livre blanc impose de nombreuses mutations partout en France. Le principe de la mutation fait partie du contrat signé lors de l'engagement. Le militaire en accepte dès le départ les conditions, tout comme il accepte de partir pendant une période donnée à plus de 8 000 km de chez lui. Cela implique une organisation administrative sans faille. Chaque dossier doit être facilement adressé au nouveau lieu d'affectation. L'ordre de mutation est donné par la DPM (DRH) aux organismes concernés. Ce L'organisme perdant informe le militaire, et l'aide à organiser son départ (déménageurs, états des lieux, etc). L'organisme gagnant est chargé d'accueillir le militaire en lui préparant un dossier complet sur la ville d'affectation. Toutes les informations nécessaires à la vie familiale et professionnelle sont ainsi regroupés. Les dossiers des personnels sont établis en double exemplaire dont un en permanence à la DPM et le second qui précède le militaire. Le bien être du militaire est la priorité. Il doit être opérationnel dès son premier jour d'affection.
Le nouveau livre blanc conduit à une restructuration importante. Les nombreuses dissolutions de régiments ou hôpitaux sont une perte considérable. La difficulté pour les militaires est surtout au niveau culturel. La cohésion dans un régiment est principalement générée par sa culture. Et pour ceux qui feront parti des "partants", la difficulté sera de retrouver un emploi dans un contexte économique défavorable, où les séniors n'ont toujours pas leur place malgré les belles paroles et où les militaires ne sont pas reconnus pour leurs compétences car dixit l'ANDRH "on ne sait pas comment vous travaillez et on a beaucoup à apprendre de vous".




Commentaires
Sympa ta nouvelle CSS !
Merci, c'est gentil. J'essaie de le rendre plus ergonomique. Quant à la CSS, c'est tout un programme. Je n'y connais pas grand chose, alors je tâtonne et je ruse. Après tout, ce qui compte c'est l'apparence. Je ne suis pas webmaster moi.
Bonsoir,
Votre message au sujet des pauvres militaires qui vont voir leur effectif baisser est, me semble-t-il, un peu trop partial. Peut-être avez-vous des attaches familiales dans cette grande famille de fonctionnaires.
Simplement pour vous faire la remarque que vous qui avez eu la chance de ne pas avoir le devoir citoyen de cette foutue période sous les drapeaux (10 ou 12 mois, selon l'âge des mâles) auriez pu, si vous y fûtes, vous rendre compte du grand merdier qu'est l'armée française. Du grand Gâchis, des planques qu'il y a, des branleurs qu'elle héberge... Qu'elle soit un refuge pour des personnes non qualifiées, "border line", et autres largués de la vie, qui se retrouvent enfin face à une autorité qui leur a manqué dans leur éducation me convient. Il est souhaitable que la société (au travers des Armées notamment) laisse une place à ceux que notre putain de monde de requin dans lequel nous naviguons (et accessoirement y avons fait notre trou et évoluons avec aisance ...) a laissé sur le carreau (échec de école, absence parentale, culpabilité des parents divorcés...).
Non, il y a eut-être de l'argent gaspillé dans ces institutions ... Et moi qui, lors de ma période sous les drapeaux, ai (entre autres) conduit des camions, je voudrai tuer l'idée reçue que le bon militaire fait tourner son camion toute la nuit histoire de consommer le budget carburant alloué pour l'année à son régiment ... Il n'y a pas non plus que des benêts à l'armée, il y a aussi des fin stratèges, des experts, des chercheurs ...
Maintenant, je ne peux pas soutenir la réforme d'un président que je n'ai pas souhaité, au comportement que j'exécre. L'homme de la promesse non tenue. C'est une terrible honte pour lui. Mais moi, quand je me regarde dans la glace, je n'ai pas de remords, je garde la tête haute et le service dont je suis en charge recrute plus qu'il ne met en retraite. Je suis prêt à recruter d'anciens militaires, pour peu qu'ils acceptent les déplacement en Corée du Sud, en Angola et au Nigéria.
Il est des situations de privilège que nous nous devons de tuer, pour le bien des générations futures. L'objectif suivant est la fourmilière SNCF.
Soutenez-moi (ou alors faites acte de candidature à l'Armée ou à la SNCF pour me combattre ...).
Mais n'oubliez jamais : LIBERTE - EGALITE - FRATERNITE.
...vous en aurez peut-être besoin un jour.
Mathieu
L'Armée aide de nombreuses personnes à s'intégrer socialement (1er employeur en France). Mais la réduire au "border line" comme vous dites, c'est très péjoratif et loin d'être vrai.
Être militaire de carrière impose un niveau scolaire minimum équivalent au bac pour les sous-officiers et bac + 2 pour les officiers (textes officiels). En réalité, l'entrée s'effectue par concours et on observe les actuellement les niveaux suivant : bac + 2/3 sous-officiers et bac + 5 officiers. Les autres s'engagent comme miliitaire du rang et tentent leur chance par la voie des formations et concours internes.
Vous vous épanouissez dans votre société internationale. Pour obtenir votre poste de chargé d'affaire vous avez fait des études en adéquation avec votre projet et financer par le DIF, tout comme les militaires qui souhaitent développer leur compétence au sein de l'institution ou en vue de leur reconversion.
Vous comprendrez donc que je ne peux ni vous soutenir, ni vous combattre (gaspillage d'énergie). Je respecte l'Armée et ceux qui la font fonctionner tout comme je respecte toute entreprise qui permet aux citoyens de vivre correctement.
Je trouve les propos de Mathieu très excessifs, je ne pense pas que l'on puisse prétendre connaître un système quand on l'a cotoyé un an. A l'époque des appelés, on envoyait des "mâles" qui ne voulaient pas effectuer le service militaire, c'est donc dans la logique que s'y trouvaient des "branleurs". Personnellement, je quitte l'armée je devrais vous soutenir Mathieu, mais je ne peux cautionner de telles idées arrêtées. Comme dit Patricia, non seulement l'armée permet à certains de s'en sortir, mais elle crée des emplois dans les villes où vivent les militaires. Si je quitte l'armée c'est que j'y trouve des failles ou des aspects qui ne me plaisent pas. Evidemment qu'il y a des planques...comme partout ailleurs.
Que le système militaire soit réformé OK, par contre "CES PAUVRES MILITAIRES", pour quelqu'un qui n'a pas voulu le président actuel, j'ose espérer que ce n'est pas l'autre parti politique que vous avez soutenu...avec de tels propos.
Je rappelle que le MILITAIRE est un être humain, avec des enfants, des charges à payer et que au même titre qu'un autre citoyen si son contrat n'est pas renouvellé alors il pointera au chômage etc...Il a donc je pense droit à un peu de compassion.
Voilà après vous avez le droit de penser et de vous exprimer tout comme je viens de le faire par ce commentaire.
Bonsoir,
Je me présente, je suis adjudant-chef dans l’armée française et mon pseudonyme ne me relève pas de mon devoir de réserve. Je ne. prendrai donc pas part à la polémique sur le président de la république et sur tout ce qui concerne cette personne.
Un militaire se doit à la nation et ce quelque soit le partie au pouvoir. Il se doit aux Français de l’hexagone ou d’ailleurs. Il doit assister, porter secours voir réconforter les français ou qu’ils se trouvent.
La première des choses que m’a appris l’armée c’est le respect, respect des autres. Si tu désires que l’on te respecte respectes l’autre. Nul n’est besoin de descendre quelqu’un ou quelque chose pour grandir.
L’utilité du service national, je ne reviendrai pas dessus, l’histoire le fait pour moi. Le fait qu’il y ai eu durant cette période des gens mal employé est pensable et même possible. La fin de la conscription a changé cela.
L’image d’une armée constituée de marginaux ou de personnes en échec scolaire même si elle est répandue ne correspond pas à la réalité, et je ne peux laisser écrire de telles choses. L’armée est un microcosme qui reflète notre société. Vous y trouverai des gens bien et d’autres moins bien ; des intellectuels, des manuels, des « inclassables ». Vous y trouverai des gens à l’esprit ouvert, d’autres à l’esprit fermé voir enfermés dans leur esprit.
Notre société ne pense qu’en terme de rentabilité, et il est exact que de ce côté-là, il est difficile de calculer la rentabilité d’une personne qui ne doit en principe servir que lors de guerres, de conflits, de catastrophes ou de crise, mais qui doit être prête au cas ou….
Les militaires ne sont pas des fonctionnaires à part entière mais plutôt des fonctionnaires entièrement à part. Contrairement à certaines idées reçues, ils ne jouissent pas de la « sécurité de l’emploi » ou alors avec des restrictions. Ils sont toujours employés pour une durée déterminée (renouvellement de contrat, limite d’âge, limite de durée des services…. ). Les seuls à ne pas être tenu à ces limites sont les officiers généraux.
La révision générale des politiques publiques visant à faire réaliser des économies à l’état n’est pas non plus étrangère à la nouvelle direction que prend notre armée. Tout le monde doit participer au redressement des finances publiques de manière à ne pas laisser une plus grosse dette à nos enfants.
J’ignore combien de temps je resterai dans l’armée, mais si la déflation d’effectif fait que je travaillerai plus pour gagner autant si ce n’est moins et bien je le ferai.
Merci au rédacteur de ce billet pour avoir tenter de traduire le monde militaire en terme de société économique, merci à mat d’avoir transcrit l’image que les gens ont de l’armée, ils m’ont permis tous les deux de voir et comprendre le monde qui sépare ma réalité de leur réalité.
Une chose à dire c'est bien dit...:)
@ Kiki : Merci pour ce commentaire. Et comme tu le dis Céline, c'est très bien dit.
J'essaie effectivement de faire une passerelle entre les métiers militaires et ceux pratiqués dans le civil. Il est rare de trouver des professionnels qui regardent réellement les compétences des gens et beaucoup s'appuient sur ce type de préjugés pour juger des capacités des militaires. J'en avais parlé dès l'ouverture de mon blog il y a un an bientôt. Et aujourd'hui rien a changé. On parle toujours autant de discrimination mais jamais de celle qu'on fait aux militaires.
Ce qui m'inquiète dans ce nouveau plan social c'est comment aider ces personnes à trouver un nouveau travail. Ils font partis de la catégorie sénior pour la majorité ou non pas d'expérience reconnue dans le civil. Ils repartent à zéro, avec aucune reconnaissance.
C'est vrai Mat, ce monde de requin est un fléau pour notre société. Et c'est avec des gens comme vous qu'on l'entretient. C'est dommage, car il y a une place pour tout ceux qui veulent se donner la peine de travailler pour leur pays.
L'échange est toujours enrichissant, ne nous méprenons pas.
Le groupe d'individus "militaires", comme toute autre communauté, est bien sûr riche de toutes les personnes qui la composent.
Mon sens de l'humour est peut-être difficile à percevoir (c'est vrai qu'au delà du 2ème degré il faut un décodeur...je ne souhaitais pas heurter).
Ce monde de requin est bien sûr un modèle que j'exécre et que je combat. Pour info l'avant-dernière personne que j'ai recruté est un ex-militaire et mon client principal est un ex-pacha (capitaine de vaisseau).
Peut-être que certains ont des réactions différentes face à cette annonce de plan social ?
Voilà, clarification est faite.
Il n'y a pas eu de critique sur le fait d'avoir une réaction différente. Que vous ne soyez pas sensible à ce plan social, c'est votre point de vue.
Vous l'avez maladroitement exprimé, ce qui a conduit des professionnels des Armées, ainsi que d'ancien militaire dont je fais partie à interpréter non pas un humour du second degré, mais une attaque sur ce qu'ils sont et font pour aider les citoyens.
Pour ce qui est de notre société, les principaux responsables c'est nous tous. Nous agissons non pas en respectant nos valeurs communes que vous avez rappelées, mais en pensant à son propre intérêt personnel. L'entraide est loin d'être réelle, cela fait partie du langage de bienséance, mais la pratique est tout autre.
N'oubliez pas non plus, que les militaires n'ont pas le droit de faire grève et d'exprimer leur désaccord sans prendre de risque. Si à l'extérieur, personne n'en parle, on considèrera comme normal de tels plans sociaux, alors que pour des entreprises à effectif moindre on évoque facilement la détresse de ces pauvres salariés.
Les militaires sont des salariés de l'Etat et comme tous les salariés ils méritent d'être respectés.
Mat, franchement il y a pas de souci chacun a le droit d'exprimer sa pensée, d'ailleurs c'est comme ça qu'on s'enrichit. D'un côté ça m'a fait plaisir que vous lanciez ce genre de propos que certains pensent mais ne disent pas. Celà permet de remettre les pendules à l'heure et d'essayer de tuer les préjugés, même s'ils sont loin d'être enfouis. Maintenant quel humour décapant!!!
A mon avis le probleme n'est pas spécifique à l'armée. ce qui a été dit sur l'armée pourrait aussi bien être dit sur la police ou sur l'éducation nationale (dont je fais partie) même si effectivement les statuts ne sont pas tout à fait les mêmes. Toujour le même problème :comment concilier le maintient d'un service public de qualité et la nécessité de réduire les dépenses publiques.
Le problème vient du fait que tout est acheté en même temps et donc le matériel se détériore à la même vitesse. Il n'y a pas de flux qui permette une marge de manoeuvre en cas de panne. Et c'est valable pour toutes les institutions.
Si on prend les universités, par exemple, le coût des travaux est énorme actuellement, alors que s'ils avaient été répartis dans le temps, cela aurait été plus facilement amortis.
Mat nous signale un fait réel avec la consommation du carburant. Ce qu'il ne sait pas, c'est que le budget alloué est fonction des besoins. Or les besoins en temps de paix et en temps de guerre ne sont pas les mêmes. Si le budget carburant est ramené à celui nécessaire en temps de paix, nous ne serions plus en mesure d'intervenir en cas de guerre à cause du manque de carburant (se rappeler de la guerre 39-45, où les chars ne pouvaient plus rouler par manque de carburant). C'est cette expérience qui a fait que pour assurer la protection en temps de guerre, nous prévoyons dans ce domaine un budget "guerre" qui n'intéressent pas les politiques. Mais ce n'est pas le cas pour tout.
Mat, vous est-il arrivé de ne pas trouvé un humoriste drole... et bien ça a été mon cas. J'ai passé quelques années au sommet de mon administration et je dois vous dire que chez nous aussi il existe des requins voir même des piranias.
Cela dit, vouloir la paix, sans préparer la guerre ne nous a jamais réussi et à personne je crois.
Faire des sacrifices au nom des économies, je ne suis pas contre ; mais il faudrait aussi ne pas oublier que derrière toute machine aussi perfectionnée soit elle, il y aura toujours des hommes.
Pour répondre à une nécessité (faire des économies), changer aussi rapidement et aussi radicalement de conduite me fait peur. Nous verrons bien. Merci à tous de m'avoir lu.
Le problème Patricia, vient aussi de budgets supprimés depuis quelques années. Un autre exemple : alors que les véhicules de police étaient renouvelés en fonction de leur kilométrage (donc procurant un renouvellement régulier du parc), ont trouve aujourd'hui un peu partout des véhicules affichant des kilométrages délirants.
Mais le budget a été réduit et l'homo politicus est satisfait.
La politique n'a jamais été qu'une gestion à court terme.
Et pourtant, juridiquement parlant, "Gouverner c'est prévoir".
Mais pas pour eux.
Kiki, pour l'humour aussi, l'universalité n'existe pas c'est clair, question de ressenti.
Il reste que, personne n'en doute, comme le skieur de slalom géant s'entraine toute l'année, le pilote de char ne peut être performant sur un théâtre d'opération délicat que s'il s'entraine dur, comme le secouriste ne sera efficace sur un carambolage que s'il est formé régulièrement et entrainé, habituer à gérer une situation d'urgence avec du vrai sang, des gens qui paniquent et tout et tout.
Je suis moi aussi persuadé de la nécessité de posséder une armée de métier efficace sur le terrain, donc qui doit se former et s'entrainer dans l'éventualité du pire. Et je reboucle avec mes propos plus haut : la formation c'est un investissement à long terme, la décision politique c'est à court terme.
Ce que je ne tolère pas dans cette grande institution c'est l'absence d'humanisme, la capacité à nier l'évidence, à communiquer au travers de conf de presse du SIRPA qui transpire l'information contrôlée. Combien de temps a-t-il fallu attendre pour que l'Armée reconnaisse le trouble psychologique du militaire qui pète les plombs parce qu'il a subi avec son peloton un bombardement réel puis un feu nourri à la 5,56 ? Combien de procès les familles ont dû mener pour y parvenir ? (et je ne me risque pas sur le terrain des maladies professionnelles).
Voilà pour dire que je ne m'insurge pas contre les hommes et femmes qui composent l'Armée mais contre le système qu'on leur demande de porter.
Dans les entreprises, les risques entraînant des troubles d'ordre psychologique sont aussi important et nombreux que dans l'Armée. Et il est aussi difficile d'être reconnu, malgré les mesures mises en place pour protéger les salariés.
Le système de communication des Armées est identique au système de communication dans les entreprises, on ne dit que ce qu'il est bon de dire pour motiver les hommes et surtout leur faire croire que tout est fait pour qu'ils travaillent sereinement.
La discrimination à l'embauche, je connais et je la vis. C'est pourquoi j'ai créé mon propre cabinet. Je suis RH (15 ans) et ingénieur psychosociologue. Et malgré cela, on considère que je ne sais rien faire par rapport à un commercial niveau bac + 2 pour un poste de recruteur. C'est inquiétant et difficile pour moi de croire que les recruteurs sont vraiment objectif.
Oui mais l'Armée est forcément plus exposée aux situations de chaos : lorsque le ministère des affaires étrangères nous demande de rapatrier notre personnel, les militaires, eux, restent et agissent.
Pour la com, oui bien sûr, dans mon entreprise aussi les journaux internes ne parlent pas des procès en cours, des dysfonctionnements...
Et pour votre situation, déjà chapeau pour vous être lancée (mais on sent derrière que les étapes furent dures). Tant de discrimination, j'en reste coi.
Bon ben je ne trouve pas de note d'humour pour conclure. Si, une révérence ou un baise-main au choix.
C'est très gentil Mat.
Chaque métier à sa part de risque psychologique. Les policiers ou les gendarmes c'est la même chose. Ceux qui travaillent pour aider les habitants des banlieues à s'insérer, eux aussi prennent des risques, mais ils n'ont pas la même protection.
Pour mon cabinet, j'aurai préféré pouvoir travailler d'abord au sein d'une entreprise ou d'un cabinet. Mais bon, c'est comme çà. On est nombreux à se présenter pour une telle place. Ils choisissent celui qui leur semble meilleur. J'en fais pas parti.
Si même les militaires peuvent se faire licencier mais où va -t-on?? N'oublions pas que les terroristes, et tout autres groupe violent ne font jamais grèves et qu'ils ne sont pas licencier.