Drôle d'emploi : M. Ferstorn Emile
Par Patricia GOYENETCHE le vendredi 22 août 2008, 10:37 - divers - Lien permanent
Après avoir fait la rencontre avec Charly, le fils de Sarah, Capucine est entraînée par le petit garçon dans un jeu d’association de mot assez complexe. Enfermée depuis plusieurs jours sans avoir eu la moindre explication de sa présence en ces lieux, Capucine dans un élan, maîtrise Sarah et la soumet à un interrogatoire en force. A présent la suite.
- Pourquoi m’avez-vous enfermé ici au 25ième sous-sol et me faites-vous passez tous ces tests ? Et ces chocolats qu’ont-ils de particulier ? Et vous qu’elle est votre rôle ? Et …
Sarah l’interrompt.
- Si vous voulez que je vous apporte des réponses, ne posez pas trop de questions à la fois. Je vais vous expliquez les raisons de votre présence ici au sein de Fernstorn, dans ce 25ème sous-sol. Mais avant, relâchez-moi. Je ne m’enfuirai pas.
Capucine aide Sarah à s’asseoir tout en veillant à ce qu’aucun mouvement ne puisse lui échapper. C’est que la méfiance est vraiment de rigueur dans ce lieu futuriste. Sarah se lance alors dans une longue explication.
« Le fondateur de Ferstorn, M. Ferstorn Emile, était un ami proche de Milton Erickson, le fondateur bien connu de l’hypnose et la programmation neurolinguistique. Vous avez sûrement du voir son portrait dans la salle d’accueil lorsque vous êtes arrivée. »
En effet, je me rappelle très bien de ce visage austère qui dominait la pièce. J’acquiesçai d’un hochement de tête.
Elle poursuivit : « Fin gourmet, M. Ferstorn aimait le chocolat. Il avait sa boutique préférée à quelques rues d’ici. La chocolatière, une femme très séduisante selon c’est dire, avait une maladie très grave, que nous connaissons aujourd’hui sous le nom de cancer. Un jour, au cours de sa préparation de chocolat elle fit tomber par mégarde des framboises. Le mélange était une véritable réussite. La consommation de ce chocolat, devenu son préféré, semblait ralentir le développement de la maladie. Si bien qu’elle décéda des années plus tard, d’un arrêt cardiaque. Ferstorn avait un fils très malade lui aussi. Un cancer que les médecins ne pouvaient guérir. Chercheur moins reconnu que son ami, il décida d’approfondir dans cette voie possible de traitement. C’est tout naturellement qu’il a utilisé le chocolat à la framboise pour soigner cette maladie. Malheureusement, les résultats n’étaient pas ceux attendus. Il y avait donc autre chose chez cette femme qui avait permis cette guérison. En passant devant sa maison, un soir, il la vit auprès du berceau de son nouveau-né, chuchotant des incantations. Elle semblait être dans un état second, comme manipulée par des forces invisibles. M. Ferstorn était un grand voyageur, et il avait pu voir des pratiques assez proches dans les tribus indiennes. Il pensa alors que ses incantations de la chocolatière étaient la clé du traitement. C’est ce que les ethnologues nomment « codex ». Seulement, lorsqu’il voulut lui demander de bien vouloir lui transmettre ce code pour sauver son enfant, cette dernière en fut totalement incapable, ne se souvenant pas d’avoir eu un jour fait une incantation quelconque. C’est alors que M. Ferstorn s’est tourné vers son ami Erickson et à l’aide de l’hypnose a essayé de les récupérer. Mais en vain aussi, la chocolatière ne cédait pas à cette méthode. Après la mort de son enfant, Ferstorn a décidé de monter une société de recherche pour la lutte contre le cancer. Il a mis au point un composant particulier qui permet d’amener toute personne en état de transe et ainsi obtenir ces informations. Les chocolats à la framboise possèdent ce composant. »
« C’est très bien tout çà », coupa Capucine, « mais pourquoi m’avoir choisi à moi ? »
« Vous êtes une descendante de cette chocolatière. Vous possédez, inscrit au plus profond de vous, ces incantations qui pourront sauver la vie d’enfants atteint d’un cancer, comme mon petit Charly. Nous avons besoin de vous. »
Capucine revoyait le visage de ce petit garçon. Pauvre petit. La vie est si injuste.
« Et cette incantation elle soigne aussi les adultes ? »
« Nous ne savons pas. Nous pensons qu’ils ont été bien trop longtemps exposés à la pollution terrestre. Ce qui rend leur guérison difficile. Nous envisageons un programme spatial qui pourrait nous aider à mieux réussir. Il se peut que vous fassiez parti du programme. D’autres facteurs sont peut être à prendre en compte, c’est au moins ce que pense le BJGRVCSC.»
Qui prend la suite ? Crédit photo murmade






Commentaires
Que d'idées Patricia. Bravo, le rideau s'entrouvre...
Heureuse que ça te plaise. J'ai eu du mal à accrocher sur certains chapitres ne voyant pas le lien possible. Et puis, j'aime la crédibilité d'une fiction. On peut dire et faire dire n'importe quoi. Mais quand c'est pas crédible, il n'y a aucun intérêt (en tout cas pour moi).
Pour l'anecdote, Erickson a eu la poliomyélithe à 17 ans, ce qui explique ses recherches et son intérêt pour le subconcient. C'était donc un bon enduit pour coller les morceaux à mon avis.
J'espère que cela ne bloque pas trop non plus.
non, Patricia, au contraire, tu as débloqué pas mal d'indices ! Je suis comme toi, pour la crédibilité
mais dans l'ensemble on s'en tire pas mal les filles, qu'en pensez vous ? Je trouve même qu'on se bonifie à chaque épisode ! Encore bravo à la plume timide du début 
j'oubliais : il est superbe ton compteur ! et en plus il ne génère aucune pub (enfin pas depuis 5 minutes) peut on savoir où tu l'as eu ? en plus je vois que tu as pu l'actualiser en ajoutant les anciennes visites ? Est-ce les visiteurs uniques ou toutes les visites ? j'en ferais bien autant... je trouvais cela stimulant. Merci !
Dans mes cours de rédaction, on nous explique que l'histoire que l'on raconte s'inspire toujours de ce qu'on a vécu. Ensuite, on la raconte comme on veut. Là, je mets en pratique ces enseignements.
Cet exercice est souvent pratiqué dans les cours de français. Le groupe se connait bien puisqu'il s'agit d'une classe. Il n'y a aussi aucun autre public que les autres élèves de la classe et le professeur. Ce qui rend l'exercice moins engageant. Là, la difficulté est décuplée du fait que nous ne nous connaissons pas visuellement pour la majorité d'entre nous. Le blog est public et donc ouvert à des personnes que l'on connait, mais aussi des personnes totalement inconnues. C'est aussi ce qui a rendu l'effort plus important et il n'était pas toujours évident d'oser franchir le pas.
Pour conclure à mon niveau, j'ai beaucoup appris en participant, et je continuerai à le faire si le temps me le permet.
Pour le compteur, je l'ai trouvé sur moncompteur.com. Il existe plusieurs design de compteur, très sympa. Tu as deux choix, le nombre d'affichage des pages ou le nombre de visiteurs unique. J'avais essayé d'y mettre les deux, mais c'est pas possible. Pour récupérer un compteur, il te faudra t'inscrire. Ensuite, tu choisis ton compteur, puis lors de la configuration, tu laisses à zéro ou tu lui donnes un point de départ. Moi j'ai repris mon ancien compteur.
merci pour le lien du compteur et bon dimanche
Tu es déjà passée à l'automne Patricia ?
Non, je fais des essais de design tant que j'ai un tout petit peu de temps de libre. Et j'en profite pour découvrir les nouvelles fonctions à ce niveau que nous offre la plateforme. Et c'est très facile.
Bonjour Patricia, juste un mot pour te dire que Soulac c'est super ! Merci encore pour les infos que tu m'avais donnée sur le coin ! j'aime beaucoup cette région !
@ bientôt
J'ai beaucoup pensée à toi au bord de l'océan. Ils ont fait un reportage sur le phare du Cordouan au journal de 20h. Je vis dans une très belle région et très riche culturellement. Heureuse de voir qu'elle te plait aussi. Quand j'irai là-bas, je te prendrai des photos hors saison pour que tu puisses en profiter plus longtemps.
Merci d'avance Patricia !
J'arrive un peu tard pour te dire aussi bravo pour cet épisode.
L'info du compteur m'intéresse également, il est sympa (contrairement à ce que l'on peut croiser le plus souvent!).
Pour le compteur, j'en ai trouvé un plus sympa, qui est sur http://www.freecompteur.com/ Il a des compteurs vraiment sympa.